Taxer, punir, briller : la méthode Macron

La France retient son souffle. Pas parce qu’elle attend une réforme salvatrice ou un souffle nouveau, mais parce qu’elle se demande, semaine après semaine, quelle sera la prochaine connerie d’Emmanuel Macron. Depuis son arrivée à l’Élysée, le président a bâti un modèle politique fondé sur la communication, le coup d’éclat, le contournement des colères populaires. Mais à force d’improvisations, de postures et de provocations, il a fini par s’installer dans une spirale où la seule question qui anime cafés, usines et réseaux sociaux est devenue : quelle sera la prochaine absurdité ?
L’écologie punitive comme colonne vertébrale bancale
S’il existe un domaine où Macron a réussi l’exploit de se couper à la fois des classes populaires, des classes moyennes et des indépendants, c’est bien l’écologie. Non pas une écologie structurée, ambitieuse, fondée sur l’innovation et l’investissement, mais une écologie punitive, obsessionnelle, bricolée au gré des conseils de ses cabinets et des injonctions bruxelloises.
Qu’il s’agisse des malus automobiles, des interdictions de véhicules thermiques, des restrictions de circulation ou des annonces fiscales sur le logement, la mécanique est toujours la même : faire payer les mêmes, encore et toujours. Le Français moyen, qui roule pour travailler, qui chauffe son logement ancien, qui peine à financer une pompe à chaleur hors de prix, est pris dans l’étau d’un pouvoir qui prétend sauver la planète à coups de taxes.
Pendant ce temps, les centrales nucléaires françaises tournent au ralenti, l’électricité reste hors de prix, et les vrais pollueurs mondiaux — cargos, industries délocalisées, navires de croisière — échappent à toute contrainte réelle. Le contraste est violent : on bride le scooter de l’étudiant niçois, on impose des normes absurdes aux artisans, mais on laisse les géants du transport international dérouler leur tapis de fumées. Cette écologie-là n’est pas une vision, c’est une punition.
La France des actifs, éternelle vache à lait
Après avoir prolongé la durée de travail des retraités à coups de réformes forcées, après avoir réduit les droits des chômeurs, après avoir multiplié les impôts indirects déguisés, le gouvernement Macron a confirmé ce que tout le monde savait déjà : dans sa logique, seuls les actifs, les indépendants et les classes moyennes doivent payer la facture.
L’inflation a rongé les salaires. Les factures d’électricité, de carburant, d’alimentation explosent. Et que fait l’État ? Il invente de nouvelles contributions écologiques, multiplie les taxes locales, fait mine de distribuer des chèques énergie comme des bons de rationnement, tout en vidant le portefeuille de ceux qui bossent.
Le pire, c’est que cette politique ne règle rien. Elle fragilise les petites entreprises, pousse les ménages modestes à l’endettement, décourage l’effort. Pendant que la France des actifs saigne, la machine bureaucratique enfle. L’État continue de recruter, de multiplier les strates administratives, de subventionner à perte. Les Français travaillent plus, gagnent moins, et se font expliquer que c’est « pour sauver la planète » ou « pour protéger l’Europe ».
La posture internationale comme fuite en avant
Sur la scène européenne et internationale, Macron joue un autre rôle : celui du stratège mondial, du président philosophe qui se rêve en leader d’un continent. Les sommets de Bruxelles, les grandes conférences climatiques ou militaires, les rencontres avec Biden ou Xi Jinping : partout, il affiche l’assurance d’un chef.
Sauf qu’à la maison, il règne sur un pays fracturé, exsangue, incapable de boucler un budget sans inventer une nouvelle taxe. L’écart est criant : à l’extérieur, il veut incarner Jupiter ; à l’intérieur, il se révèle incapable de gérer le quotidien des Français. Cette fuite en avant internationale n’est pas une stratégie, c’est une diversion.
Chaque discours européen est censé masquer une réforme impopulaire à Paris. Chaque posture martiale sur la sécurité ou la guerre en Ukraine cherche à occuper les écrans pour que les citoyens oublient la prochaine hausse de facture. Mais les Français ne sont plus dupes : ils savent que cette mise en scène internationale ne change rien à la réalité de leur pouvoir d’achat, de leur essence, de leur logement.
Une gouvernance du spectacle
Ce qui caractérise le plus Macron, ce n’est pas une idéologie, mais une méthode : gouverner par le spectacle. Remaniements surprise, annonces théâtrales, plans dévoilés au compte-gouttes, déclarations martiales suivies de reculades : tout est communication. La politique devient une succession de mises en scène où l’image compte plus que le fond.
C’est ainsi qu’on a vu naître le « front républicain » bricolé à chaque élection, les coups de menton sécuritaires au moindre fait divers, les promesses écologiques lancées sans étude sérieuse, ou encore les multiples comités d’experts dont les rapports finissent dans les tiroirs. Le président agit comme un metteur en scène en quête de spectacle permanent, quitte à brûler ses propres acteurs.
Mais cette gouvernance du spectacle a un prix : l’usure. Les Français ne croient plus aux promesses, ils n’attendent plus de miracles, ils observent simplement avec cynisme. D’où la question, terrible mais révélatrice : quelle sera la prochaine connerie ?
La prochaine absurdité en gestation
La liste est longue, les scénarios plausibles nombreux. Une nouvelle taxe sur le logement ancien sous prétexte de performance énergétique ? Un durcissement sécuritaire brutal qui n’empêche rien mais restreint toujours plus de libertés ? Une énième réforme fiscale camouflée derrière un discours écologique ?
Tout est possible, car Macron n’a plus de boussole politique. Il navigue à vue, obsédé par l’effet d’annonce, déconnecté du quotidien de ceux qui vivent avec 1 800 euros par mois et un crédit immobilier qui explose. Sa gouvernance n’est plus que réactionnelle, opportuniste, improvisée. Chaque nouveau coup de menton est une tentative de masquer l’absence de vision.
La prochaine connerie, en vérité, sera celle qui combine deux ingrédients : l’obsession écologique punitive et la volonté de montrer les muscles à Bruxelles. Peut-être une nouvelle norme européenne imposée à marche forcée, peut-être un malus immobilier qui plombera des millions de propriétaires modestes, peut-être une interdiction symbolique qui servira surtout à alimenter la colère.
Conclusion : un président en décalage
Macron n’est plus un président qui gouverne : c’est un président qui improvise. Il n’incarne plus l’avenir, mais une suite de décisions absurdes qui donnent le sentiment d’une France en apnée. À chaque annonce, les Français ne se demandent plus « est-ce que ça va nous aider ? », mais simplement « combien ça va encore nous coûter ? ».
La vérité est crue : la France est dirigée par un homme qui, faute d’avoir su réformer intelligemment, multiplie les coups de force, les taxes et les postures. La prochaine connerie n’est pas une éventualité : c’est une certitude. Reste à savoir si ce sera la goutte d’eau qui fera déborder le vase, ou l’étincelle qui allumera l’incendie social que le pouvoir prétend conjurer.
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