La France en ruines : chronique d’une décennie de trahisons

Une illusion réformiste devenue naufrage

De François Hollande à Emmanuel Macron, en passant par le Macron ministre de l’Économie sous Hollande, la France a connu une décennie qui restera dans l’histoire comme celle d’un effondrement méthodiquement organisé. Loin des promesses de redressement, ce sont les dettes, les faillites industrielles, l’agonie du monde paysan et la dépendance énergétique qui se sont installées comme nouveaux standards nationaux.

Officiellement, Paris et Bruxelles nous vendent la « modernisation », la « transition », le « quoi qu’il en coûte » et la « souveraineté européenne ». Dans les faits, la réalité est brutale : la France est aujourd’hui plus endettée, plus dépendante, plus désindustrialisée, plus divisée et plus vulnérable qu’il y a dix ans.

La dette publique : prison dorée

En 2012, François Hollande accède à l’Élysée avec un engagement de sérieux budgétaire. La dette publique est alors de 89 % du PIB. Cinq ans plus tard, elle atteint déjà 98 %. Emmanuel Macron, d’abord ministre de l’Économie, puis président, a poursuivi le creusement, jusqu’à dépasser 112 % en 2023.

Le Covid a servi de prétexte pour ouvrir grand les vannes : « quoi qu’il en coûte », chèques, aides, subventions. Mais derrière la générosité affichée, un gouffre budgétaire s’est formé. Aujourd’hui, chaque hausse de taux d’intérêt menace directement les finances publiques françaises. La France est entrée dans une prison dorée, où chaque réforme est repoussée et où la fuite en avant devient la seule politique.

Le chômage : un maquillage statistique

Le chômage devait être « inversé » sous Hollande. Résultat : une courbe ballottée par les contrats aidés et les artifices comptables. Emmanuel Macron, lui, s’est targué en 2023 d’avoir atteint « le plus bas niveau depuis 40 ans », autour de 7 %. Mais ce chiffre masque une autre réalité :

Explosion du temps partiel contraint. Multiplication des emplois subventionnés. Désertification industrielle remplacée par des postes précaires dans les services.

En réalité, le chômage structurel demeure. La jeunesse, les seniors, les zones rurales et périurbaines continuent d’être frappés de plein fouet. Le triomphe affiché est avant tout un triomphe de communication.

L’industrie : disparition méthodique

Autrefois puissance industrielle, la France a poursuivi son effondrement depuis 2012. La part de l’industrie dans le PIB stagne autour de 10 %, moitié moins que l’Allemagne.

Les fermetures d’usines se sont succédé : métallurgie, chimie, textile, électronique. Les grandes annonces de « réindustrialisation » faites par Macron – batteries, hydrogène, start-up – ne sont en réalité que des projets largement subventionnés, pilotés par des groupes étrangers, et encore très loin de compenser les pertes.

La désindustrialisation a deux conséquences directes :

Un commerce extérieur chroniquement déficitaire. Une dépendance stratégique vis-à-vis de pays tiers pour l’énergie, les composants, les biens essentiels.

L’agriculture : une filière sacrifiée

La France était « le grenier de l’Europe ». Elle est devenue une terre de friches et de fermes abandonnées. Plus de 100 000 exploitations ont disparu en dix ans. Le revenu agricole, loin de s’effondrer d’un bloc, est désormais soumis à des montagnes russes imprévisibles : une année favorable grâce à une hausse du blé, suivie d’une année catastrophique à cause des charges et des cours volatils.

Pendant ce temps, Bruxelles a empilé des normes environnementales étouffantes : obligations de jachère, restrictions d’intrants, contrôles tatillons. Et, paradoxe suprême, l’Union européenne a ouvert grand ses portes aux produits étrangers : poulets brésiliens, céréales ukrainiennes, bœufs du Mercosur. Résultat : des agriculteurs français désarmés, étranglés par leurs coûts, concurrencés par des produits venus de pays où aucune des règles imposées ici n’existe.

Dans les assiettes, cela se voit : plus d’un fruit sur deux consommé en France est importé, près de la moitié des volailles viennent de l’étranger. La souveraineté alimentaire est devenue une illusion.

L’écologie punitive : une idéologie à double vitesse

Au nom du climat et de la biodiversité, on a multiplié les normes, les interdictions, les contraintes. On interdit un pesticide en Europe, mais on importe des denrées traitées avec ce même produit depuis l’étranger. On ferme des centrales nucléaires pour « sauver l’environnement », mais on importe de l’électricité allemande produite au charbon.

L’écologie française et bruxelloise n’est pas une écologie de protection : c’est une écologie punitive, qui alourdit la facture énergétique, détruit la compétitivité, tout en externalisant la pollution hors de nos frontières. Une hypocrisie assumée, payée au prix fort par les classes moyennes et les producteurs.

La politique énergétique : suicide stratégique

Le secteur énergétique illustre le sabotage volontaire de la souveraineté française.

Sous Hollande, fermeture de Fessenheim, symbole de soumission aux Verts. Sous Macron, retard accumulé sur le nucléaire, dépendance accrue au gaz russe puis américain, explosion des subventions pour les éoliennes et le solaire.

Résultat : la France, jadis exportatrice nette d’électricité, est devenue importatrice en 2022. Les prix de l’énergie se sont envolés, les ménages et l’industrie ont payé la note, des usines électro-intensives ont fermé.

Et pour couronner le tout, cette politique est écologiquement absurde : remplacer du nucléaire propre et stable par du gaz importé ou de l’électricité au charbon allemand est un non-sens climatique.

Le Covid : confinement et ruine

La gestion du Covid restera comme un condensé d’absurdités :

Confinements généralisés qui ont détruit des milliers de commerces et de PME. Attestations ubuesques pour sortir de chez soi. Couvre-feux, pass sanitaire, mesures liberticides. Fermetures d’écoles prolongées, dégâts durables sur la jeunesse.

Et tout cela pour quel bilan ? Une mortalité parmi les plus élevées d’Europe occidentale, malgré des restrictions parmi les plus sévères.

Sur le plan économique, le « quoi qu’il en coûte » a sauvé des bilans à court terme mais aggravé l’endettement public. Beaucoup de petites entreprises n’ont jamais rouvert, et les indépendants en portent encore les stigmates.

Macron, la continuité du hollandisme

On oublie trop souvent que Macron était ministre de l’Économie de Hollande. Il a participé directement à la politique qui a creusé la dette, accéléré la désindustrialisation, multiplié les taxes écologiques. Son quinquennat n’a pas été une rupture : il a été la continuité aggravée de la décennie Hollande.

La même soumission à Bruxelles.

La même passion pour les réformes cosmétiques.

La même incapacité à protéger l’industrie, l’agriculture, l’énergie.

L’Union européenne : protecteur ou fossoyeur ?

Au centre de cette trajectoire se trouve l’Union européenne. La PAC, dévoyée, est passée d’un soutien productif à un système punitif. Les accords commerciaux ont ouvert la porte aux produits étrangers sans contrepartie. L’écologie est devenue un dogme, imposé par des technocrates déconnectés.

Pendant que von der Leyen sourit dans ses conférences de presse, les campagnes françaises se vident, les usines ferment et les factures explosent. L’Europe promet la souveraineté, elle livre la dépendance.

Conclusion : une décennie perdue

En dix ans, la France a perdu beaucoup plus qu’un peu de croissance : elle a perdu confiance, souveraineté et avenir.

Une dette abyssale. Un chômage camouflé mais pas vaincu. Une industrie réduite à peau de chagrin. Une agriculture sacrifiée. Une énergie bradée. Une écologie punitive. Une crise sanitaire gérée dans l’autoritarisme et l’inefficacité.

La France n’a pas été simplement mal gouvernée : elle a été trahie par ses élites, qui ont choisi de servir Bruxelles et les marchés mondiaux plutôt que leur peuple.

La décennie Hollande-Macron restera comme celle de la grande dépossession française.


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