La fuite en avant énergétique : quand l’Assemblée verrouille l’éolien et le solaire pour renflouer un pays ruiné

Paradoxe français : énergie inutile mais volonté obstinée
En plein déchaînement d’un endettement historique (3 346 milliards € fin mars 2025) et au sommet des prélèvements obligatoires, l’Assemblée nationale s’échine à financer ce qu’une bonne part de la classe politique qualifie d’énergie inutile. Le 24 juin, elle a rejeté un moratoire sur les nouveaux projets éoliens et photovoltaïques — un vote massif : 377 voix contre, 142 pour. Résultat : la fuite en avant continue, dans un pays où le besoin d’adaptation économique n’a jamais été aussi pressant.
Une dette hors de contrôle
Jamais la France n’avait été aussi endettée. Selon l’Insee, la dette publique atteint 3 345,8 milliards €, en hausse de 185 milliards en un an. Ce nivellement sous le « quoi qu’il en coûte » des crises successives fait flamber la facture d’intérêts : près de 59 milliards € par an, soit autant que l’ensemble du budget de la Justice et de la Culture réunies.
Dans cet océan de dette, financer l’énergie verte comme si de rien n’était relève non seulement de l’irresponsabilité, mais aussi d’un projet dogmatique. À quoi riment ces investissements quand les ménages croulent sous les prélèvements ? Pire encore : alors que le service de la dette devient le deuxième poste budgétaire de l’État, chaque euro alloué aux renouvelables est un euro détourné des urgences régaliennes et sociales.
Des énergies intermittentes et hors de prix
Le déploiement d’éoliennes et de panneaux solaires est présenté comme une nécessité écologique. Mais à quel prix ? Selon les projections de la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE), les engagements liés au développement de ces énergies représenteraient 130 à 258 milliards € d’ici 2060. Soit 8 à 12 milliards € par an, payés par l’État, donc par les contribuables.
Le problème, c’est que ces technologies sont intermittentes, peu pilotables, et nécessitent un double investissement : dans les infrastructures renouvelables… et dans des moyens de compensation (gaz, nucléaire, batteries). Sans cela, pas de garantie d’approvisionnement. Bref, on paye deux fois, pour un rendement énergétique douteux.
Une fiscalité déjà à saturation
La France est le pays le plus taxé du monde développé. Prélèvements obligatoires : plus de 45 % du PIB, un record européen. Cela signifie que l’État aspire déjà près de la moitié de la richesse produite chaque année. Et malgré cela, il faut encore emprunter.
Les subventions aux énergies renouvelables — intégrées dans la taxe CSPE sur l’électricité — représentent 3,5 à 5 milliards € par an, versés directement aux développeurs, souvent privés, parfois étrangers, sans réelle concertation citoyenne ni visibilité sur les résultats concrets.
Des promesses de souveraineté creuses
Les défenseurs du solaire et de l’éolien invoquent à tout-va l’argument de la souveraineté énergétique. Pourtant, la majorité des panneaux photovoltaïques installés en France sont importés de Chine, souvent produits dans des conditions environnementales et sociales déplorables. Même constat côté éolien, où la chaîne de valeur reste largement délocalisée.
Pire encore : le coût du raccordement, de la maintenance, du démantèlement futur — tout cela est à la charge des collectivités ou de l’État, donc des contribuables. Où est la souveraineté, quand on paie plus cher pour une énergie moins stable, fabriquée ailleurs, et imposée par en haut ?
Un aveuglement politique déconnecté du réel
Ce rejet du moratoire ne s’inscrit pas dans une logique rationnelle mais dans une idéologie verte devenue incontrôlable. Le signal envoyé est clair : l’Assemblée refuse de faire une pause, refuse d’évaluer, refuse de questionner une trajectoire dont le coût s’envole et les résultats restent flous.
Aucune étude d’impact sérieuse. Aucune transparence sur les engagements financiers pluriannuels. Aucune volonté de consultation réelle des citoyens, pourtant premiers touchés par les hausses de facture et l’implantation sauvage de projets industriels dans des zones rurales.
Le prix de l’aveuglement
En refusant un simple moratoire, c’est-à-dire une pause, un moment de recul et d’évaluation, la majorité des députés a acté une fuite en avant budgétaire, technologique, politique. Le tout dans un pays déjà exsangue, surendetté, surimposé, sous-efficace.
Ce n’est pas d’un plan de transition énergétique dogmatique dont la France a besoin, mais d’un choc de rationalité. Un choc budgétaire, industriel, démocratique.
Conclusion
Ce vote n’est pas anodin. Il acte le refus d’un débat démocratique sur les priorités nationales. Il confirme que les dogmes environnementalistes priment désormais sur le bon sens économique. Et il révèle une fracture de plus entre les élites politiques et les citoyens qui, chaque mois, voient leur facture grimper et leur avenir s’assombrir.
Dans un pays où chaque euro compte, refuser d’interroger l’utilité, le coût, et le modèle énergétique poursuivi n’est pas seulement une erreur. C’est une faute politique majeure.
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