Écologie punitive : quand Macron s’entête, la France se révolte

Par Guy de Lussigny – DSI de transition et observateur du réel
Il y a des moments où l’histoire bifurque sans faire de bruit. Ce mois de juin 2025, la rupture entre le pouvoir central et la société française sur la question écologique est devenue flagrante, irréversible, peut-être même explosive. D’un côté, Emmanuel Macron et ses soutiens s’obstinent à imposer leur vision technocratique, abstraite et descendante d’une “planification écologique”. De l’autre, le Sénat, l’Assemblée, les maires, les syndicats de propriétaires, les classes moyennes, les ruraux, les banlieues, les artisans, les familles… disent non. Non à la culpabilisation. Non à la norme punitive. Non à l’assignation écologique obligatoire.
Et surtout : non à cette écologie hors sol qui détruit au nom de la planète.
La rupture est nette, totale, assumée
Les exemples se multiplient, les reculs s’enchaînent, et la fracture se creuse.
ZFE : abandonnées dans la plupart des métropoles, gelées, dévoyées. Les Français n’en veulent pas. Même les préfets le reconnaissent.
ZAN (Zéro Artificialisation Nette) : démantelée par le Sénat, affaiblie à l’Assemblée. Les élus locaux y voient une absurdité idéologique.
DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) : décrié par les propriétaires, les locataires, les professionnels de l’immobilier et… la Cour des comptes elle-même. Un outil mal conçu, injuste, inefficace.
Et pourtant… l’exécutif s’accroche. À contre-courant de tout. À contre-peuple.
Une écologie pensée par des ingénieurs… imposée à des ouvriers
Le mal est là. Macron et ses conseillers n’ont jamais réellement fait de terrain. Ils raisonnent en milliards d’euros, en “faisabilité systémique”, en scénarios Excel, en plans décennaux. L’écologie, pour eux, c’est un logiciel froid. Une suite logique d’objectifs carbone. Une carte routière verte. Mais la France, elle, vit dans la boue, la poussière, la chaleur et le gasoil.
Elle vit avec des voitures de 2011, des chaudières à fioul, des logements classés F hérités de leurs grands-parents, des zones pavillonnaires construites en 1970. Et cette France-là, on ne peut pas la transformer par décret, ni par menace, ni par QR-code sur un pare-brise.
Le réel contre le dogme
Quand le Sénat assouplit le ZAN, ce n’est pas par conservatisme. C’est parce qu’il sait que la France des villages ne peut pas survivre sans construire un peu.
Quand des députés s’opposent aux DPE, ce n’est pas par climatoscepticisme, mais parce qu’ils voient les classes moyennes exclues du logement, victimes d’un label mal fichu et punitif.
Quand les métropoles abandonnent les ZFE, ce n’est pas un caprice. C’est parce que personne ne veut verbaliser un livreur, un infirmier ou une mère célibataire en Twingo à 135 € l’amende pour cause de vignette manquante.
Pendant que Paris rêve de neutralité carbone, le pays rêve juste de respirer.
Un pouvoir isolé dans sa tour de contrôle verte
Et au sommet ? Rien ne change.
Macron continue de parler “planification écologique”, comme si le terme était encore audible en 2025.
Béchu, Beaune, Le Maire poursuivent la ligne dure : contraintes, obligations, labels, contrôles.
Les députés Renaissance, eux, semblent partagés entre gêne et zèle. Ils valident les lois à contre-cœur, en regardant leurs courbes de popularité chuter.
L’exécutif s’enferme dans une écologie de cabinet, sans peuple, sans réalité, sans oxygène.
Le basculement
Ce qui se joue actuellement dépasse la simple “réforme environnementale”. C’est une rupture anthropologique. Les Français ne rejettent pas la nature, ni même l’idée de transition.
Ils rejettent qu’elle soit punitive, centralisée, culpabilisante, et imposée sans discussion.
Ils veulent choisir. Avancer. À leur rythme. Avec leur bon sens. Pas avec une appli mobile, un diagnostic intrusif ou une menace de bannissement.
Ils veulent une écologie du temps long, de l’incitation, de la liberté.
Macron est minoritaire, partout
Dans les sondages
À l’Assemblée
Dans les territoires
Chez les professionnels
Dans la rue
Et même au sein de son propre camp
Son acharnement à maintenir une ligne écologique autoritaire est devenu contre-productif, politiquement suicidaire, socialement explosif.
Une écologie du bon sens, ou pas d’écologie du tout
La France ne veut plus d’une écologie de punition, de confiscation, de bureaucratie.
Elle veut une écologie de projet. De liberté. De confiance.
Elle veut une écologie… à la française.
Pas à la Bruxelles.
Pas à la Bercy.
Et encore moins à la Macron.
Il est temps d’entendre ce que tout le pays murmure :
Assez.
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