Liberté bâillonnée : quand le Sénat s’érige en police de la pensée écologique

Par Guy de Lussigny

Sous couvert de “lutte contre la désinformation climatique”, le Sénat français vient d’acter un tournant gravissime : celui de l’instauration d’un contrôle idéologique des médias dans le domaine de l’écologie. La création d’un “groupe de suivi” visant à surveiller les discours médiatiques, initiée le 12 mai 2025, marque une nouvelle étape dans la dictature verte, désormais assumée, revendiquée, et portée par une coalition transpartisane qui foule au pied la liberté d’expression.

Une Sainte-Alliance contre le doute

À l’origine de cette initiative : Grégory Blanc, sénateur écologiste (EELV), qui s’est trouvé des alliés de circonstance dans Christine Lavarde, sénatrice Les Républicains (LR), et Simon Uzenat, sénateur socialiste (PS). Ensemble, ils ont lancé un groupe de travail pour “contrer les discours climatosceptiques” dans les médias, avec le soutien d’associations militantes comme QuotaClimat. Une convergence que l’on croirait tout droit sortie d’un roman dystopique, où les oppositions politiques s’effacent au profit d’un autoritarisme vert partagé.

Ce groupe, présenté comme une simple veille, est en réalité le bras armé d’une nouvelle censure. Sa mission ? Identifier les chaînes, les journalistes, les tribunes ou émissions qui osent ne pas se conformer aux dogmes écologistes. Déjà, la chaîne CNews a été sanctionnée d’une amende de 20 000 € par l’Arcom pour avoir relayé des opinions jugées “contraire à la réalité scientifique”. Une première. Il y en aura d’autres.

La science comme arme politique

Le prétexte ? “Préserver l’intégrité de l’information climatique”. La méthode ? Réduire au silence toute parole critique à l’égard de la transition écologique, même lorsqu’elle s’appuie sur des faits, sur des données économiques ou sur une analyse rationnelle. Car derrière ce faux-semblant de rigueur scientifique se cache un fait capital : la science climatique est politisée. Elle est devenue un outil de propagande, un vecteur de contrôle, un alibi à l’effacement des libertés.

Ce que ces sénateurs reprochent aux médias, ce n’est pas de mentir. C’est de ne pas suffisamment participer à l’endoctrinement. En 2024, les sujets environnementaux ne représentaient que 3,7 % du temps d’antenne, contre 5,3 % en 2023. Une baisse qui inquiète nos “vigiles du climat”. Non pas parce qu’elle traduit une ignorance des enjeux, mais parce qu’elle révèle une désaffection du public pour leur discours anxiogène et culpabilisant.

Une écologie punitive imposée par tous les partis

Ce qui est peut-être le plus alarmant dans cette affaire, c’est le consensus politique autour de cette dérive. Christine Lavarde (LR) assure que l’écologie “n’est pas partisane”. Pourtant, elle s’allie sans ciller aux Verts les plus radicaux pour instaurer un contrôle idéologique inédit. Simon Uzenat (PS), de son côté, défend la nécessité de convaincre les classes populaires que la transition “n’est pas synonyme de baisse du niveau de vie” — tout en soutenant un dispositif qui criminalise la contestation populaire de cette même transition.

Quant à Grégory Blanc (EELV), il assume vouloir “éduquer” les médias, comme si les journalistes n’étaient plus des citoyens libres, mais des élèves dissipés à remettre dans le droit chemin. Derrière ces noms, ce sont des partis entiers qui pactisent contre la liberté d’opinion : Les Républicains, le Parti Socialiste, Europe Écologie-Les Verts. Tous unis pour faire taire ceux qui osent penser autrement.

Un précédent européen déjà en place

Cette dérive n’est pas uniquement française. L’Union européenne a déjà mis en place le Digital Services Act, un texte qui oblige les plateformes à supprimer des contenus jugés “climatosceptiques”. Bruxelles finance des “fact-checkers” officiels qui corrigent les discours considérés comme déviants, tout en subventionnant grassement les médias écologiquement conformes.

La Commission von der Leyen multiplie les directives en faveur d’une transition obligatoire, sans débat, sans alternative, sans contre-pouvoir. Le Green Deal, la taxonomie verte, les quotas d’émissions, les interdictions de moteurs thermiques, tout est pensé pour imposer une seule vision du futur, au mépris des réalités économiques, sociales et démocratiques.

Un peuple infantilisé, une démocratie neutralisée

Ce que révèle cette manœuvre sénatoriale, c’est le mépris croissant des élites pour le libre arbitre des citoyens. L’idée que les Français puissent réfléchir par eux-mêmes, évaluer les faits, comparer les sources, est jugée dangereuse. À la place, on leur sert des “vérités scientifiques” prémâchées, contrôlées, validées par un aréopage de sénateurs et de militants verts.

La presse, jadis quatrième pouvoir, devient instrument de propagande verte, sommée de relayer un catéchisme climatique. L’opinion publique, jadis pluraliste, se voit réduite à un champ clos, où le doute devient hérésie, et la nuance un crime idéologique.

Résister à la dictature verte

Mais la résistance s’organise. De plus en plus de Français rejettent les interdictions absurdes, les normes punitives, les ZFE kafkaïennes, les écotaxes, la fin programmée de la voiture, la hausse des factures d’énergie au nom d’une transition qu’ils n’ont jamais votée.

Ils ne nient pas le climat. Ils contestent l’instrumentalisation de la science à des fins politiques. Ils ne rejettent pas la nature. Ils refusent l’écologie de la contrainte, l’écologie de l’humiliation, l’écologie du mépris social.

Ce groupe de suivi sénatorial est le dernier avatar d’un régime qui se durcit, qui rêve de contrôler les esprits comme il contrôle déjà les vies. Mais plus la coercition s’intensifie, plus la parole se libère. Car aucun régime autoritaire ne résiste longtemps au besoin fondamental de liberté.


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