Jean-Marc Jancovici, prophète du carbone et roi du business vert – Enquête sur l’écologie rentable

Par Guy de Lussigny

Il prêche la sobriété pour les autres, le renoncement pour les classes moyennes, et la fin des libertés pour tous. Mais derrière l’image du scientifique rationnel et alarmiste, Jean-Marc Jancovici incarne une élite verte dorée, grassement rémunérée par la peur climatique et soutenue par les puissants. Voici comment l’homme qui veut faire marcher la France à pied encaisse ses dividendes confortablement assis.

Le créateur d’un carcan réglementaire rentable

Tout commence en 2004, lorsqu’un ingénieur issu de Polytechnique, Jean-Marc Jancovici, conçoit pour l’ADEME un outil appelé à devenir le cauchemar des PME françaises : le Bilan Carbone®. À la base, un simple tableau Excel pour mesurer les émissions de CO₂. Très vite, grâce à un lobbying habile, l’outil devient obligatoire dans certaines entreprises et administrations. Le piège est posé.

Mais Jancovici ne s’en tient pas là. Il crée Carbone 4, un cabinet de conseil spécialisé dans l’empreinte carbone. Il vend des audits, des formations, des outils pour “accompagner la transition”… vers un monde plus sobre. Un monde où lui, paradoxalement, s’enrichit au fur et à mesure que les contraintes pèsent sur les autres.

Un chiffre d’affaires qui grimpe à mesure que la France s’effondre

Carbone 4 affichait déjà un chiffre d’affaires de 3,8 millions d’euros en 2018, avec un résultat net de 401 000 euros, soit une rentabilité exceptionnelle. En 2021, l’objectif déclaré était de franchir la barre des 10 millions d’euros. Et qui possède 40 % du capital de Carbone 4 ? Jean-Marc Jancovici lui-même.

Pendant qu’il explique aux Français qu’il faut renoncer à l’avion, à la voiture, au confort thermique et à la viande, lui encaisse en toute discrétion les dividendes d’une écologie devenue industrie.

Salaires, sociétés et opacité

Selon ses propres déclarations, il touche environ 10 000 euros par mois pour son rôle chez Carbone 4. Mais ce n’est que la partie visible. Il donne également de nombreuses conférences rémunérées, parfois dans de grandes entreprises, qui rémunèrent sa société personnelle : Manicore. Cette structure privée, qui centralise ses activités personnelles, ne publie pas ses comptes. Aucune transparence. Aucune obligation. Il est juge et partie.

On prône la sobriété pour les masses, mais on organise sa discrétion fiscale à la perfection.

Une aura construite sur la peur et la culpabilité

La stratégie est simple et efficace : marteler l’effondrement imminent, répéter que “la croissance est morte”, faire croire que “le monde d’avant est fini”… puis vendre la méthode, les outils, les conseils et les formations pour survivre dans le monde de demain.

Jancovici est devenu le prophète d’un nouveau dogme, celui d’une transition autoritaire, où tout est contraint, surveillé, limité — sauf ses revenus. Pendant qu’il explique à la population qu’elle devra renoncer à ses vacances, lui suggère aux médias de “réapprendre à voyager localement”, sans jamais préciser où lui-même passe ses étés.

Soutiens politiques et accès aux cercles du pouvoir

Jancovici n’est pas un élu, mais il a plus d’influence que la plupart des ministres. Il siège au Haut Conseil pour le Climat, a enseigné à Mines ParisTech, et est omniprésent dans les médias.

Il a été proche de Nicolas Hulot (EELV), a collaboré avec la Fondation Hulot, et conseillé Ségolène Royal (PS) et Delphine Batho (PS / Génération Écologie).

Mais c’est sous Emmanuel Macron (Renaissance) qu’il a véritablement imposé son paradigme. Le président a repris ses termes (“planification écologique”, “fin de l’abondance”) et a institutionnalisé sa vision technocratique d’une transition contrainte.

Jancovici n’a pas besoin d’un ministère : il façonne directement la doctrine de l’État.

Un discours qui écrase les faibles et absout les puissants

Pendant qu’il recommande de baisser le chauffage à 17°C, les grandes entreprises clientes de Carbone 4 affichent des bilans carbone flamboyants grâce à des calculs généreux et à des crédits de compensation achetés à bas prix.

Pendant qu’il accuse les citoyens d’être responsables du chaos climatique, il conseille LVMH, Renault, Total, Orange, et blanchit leur empreinte carbone à coups de powerpoint.

Pendant qu’il défend la sobriété, il vend des solutions à ceux qui veulent tout sauf se priver.

Le double visage d’un manipulateur de la transition

Jancovici est à la fois l’ingénieur qui impose les règles, le conseiller qui en tire profit, et le moralisateur qui culpabilise les autres. Il se présente comme “rationnel” et “objectif”, mais bénéficie directement des contraintes qu’il conçoit.

Il se dit “ni de droite ni de gauche”, mais fait le jeu d’une élite qui vit très bien d’une écologie punitive imposée aux classes populaires.

Son aura de scientifique cache une réalité bien plus cynique : un homme d’affaires, parfaitement intégré aux circuits de pouvoir, devenu riche en imposant la pénitence aux autres.

Conclusion : un gourou vert au service des puissants

Jean-Marc Jancovici est l’incarnation d’un nouveau pouvoir : celui de la parole climatique captée par une élite, instrumentalisée pour dominer, taxer, surveiller et punir. Il n’est pas là pour sauver la planète, mais pour en tirer les dividendes.

Tant que ce modèle perdure, l’écologie restera un alibi pour les puissants, un fardeau pour les faibles, et un marché juteux pour ceux qui savent en manipuler les codes.


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