Radars de covoiturage à Paris : encore un nouveau délire écolo qui va pourrir la vie des motards — y compris en électrique
Par Guy de Lussigny

Paris n’en finit plus d’inventer des gadgets pour punir les automobilistes — et désormais les motards. Avec les radars de covoiturage installés sur le périphérique, le dernier délire écologiste frappe : au nom du climat, on restreint encore un peu plus la liberté de circuler, même pour les deux-roues, pourtant censés être une solution aux embouteillages… et même pour les motos électriques, le comble.
Depuis quelques mois, Paris expérimente les fameuses voies réservées au covoiturage. Et pour surveiller tout ça, de nouveaux radars “intelligents” ont fait leur apparition sur le périphérique. Leur mission ? Vérifier si vous êtes au moins deux dans le véhicule pour emprunter ces voies. Problème : les motos ne sont pas épargnées — et c’est là que commence l’absurdité.
Une promesse d’écologie… qui vire au cauchemar
Officiellement, ces radars doivent inciter au covoiturage pour réduire les embouteillages et les émissions. Mais derrière le discours vert, se cache une réalité beaucoup plus brutale : c’est une restriction de plus qui vient frapper tous les usagers, y compris les plus mobiles, les plus légers, ceux qui justement désengorgent le trafic : les motards.
Et le plus absurde ? Les motos électriques, qui ne rejettent aucune émission locale, sont elles aussi concernées. Un motard solo en électrique sur la voie covoiturage ? 135 € d’amende. De quoi ruiner le discours écologique et faire éclater au grand jour l’absurdité du système.
Des radars capables de voir à travers les casques… mais pas d’intégrer le bon sens
Les radars “noirs” déployés sur le périph’ sont capables de détecter le nombre d’occupants dans un véhicule, y compris sur les motos. Caméras thermiques, infrarouges, algorithmes de reconnaissance : la totale. Officiellement, c’est pour vérifier que la règle est respectée. Officieusement, c’est un pas de plus vers une surveillance généralisée, même pour ceux qui ont longtemps échappé à la répression routière, les motards.
Résultat ? Rouler en région parisienne à deux-roues devient un vrai casse-tête. Interfiles ultra-réglementées, zones 30 à répétition, restrictions Crit’Air, fermetures de voies, et maintenant radars covoiturage. Même les pionniers du deux-roues électrique n’y échappent pas.
Les motards, nouveaux boucs émissaires
Dans cette guerre aux moteurs, les motards n’étaient jusque-là que des victimes collatérales. Aujourd’hui, ils sont clairement dans le viseur. Pourtant, ce sont eux qui fluidifient le trafic, consomment peu, émettent moins, et occupent moins d’espace. Mais pour les ingénieurs de la mairie, les ONG vertes et les technocrates bruxellois, un moteur reste un moteur — et donc un coupable par défaut.
Électrique ou thermique, même punition.
Un énième coup porté à la mobilité parisienne
Avec ces radars, Paris s’aligne sur une idéologie qui sacrifie toujours un peu plus la liberté de circuler, sans jamais s’attaquer aux vrais problèmes :
• transports en commun saturés,
• zones périphériques mal desservies,
• absence de parkings intelligents,
• urbanisme désordonné.
Au lieu de proposer des alternatives crédibles, on punit, on verbalise, on bride. Et ce sont encore les actifs, les travailleurs, les livreurs, les soignants… et même les conducteurs responsables en électrique, qui paient l’addition.
Conclusion : motards, préparez-vous
Si vous pensiez que votre moto — même électrique — vous sauverait des embouteillages, détrompez-vous. À partir de maintenant, il faudra calculer vos trajets au centimètre près, éviter les voies réservées sous peine de PV, et prier pour que le radar détecte correctement votre passager si vous êtes deux.
Derrière ce dispositif présenté comme vertueux, il y a surtout une réalité : à Paris, se déplacer en moto devient un parcours du combattant, pris au piège d’un délire écolo qui a perdu tout contact avec le bon sens.
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